• Paraguay, carnet de voyage – troisième partie

    Des rencontres moins probables

    05/11/2014: ile quelque part

    La journée devait être simple, 30 km de rame et c’était bouclé, l’objectif étant de finir la journée sur une petite île occupée seulement par quelques habitants. Mais comme toujours, quand la pratique arrive, la théorie vole en éclat, et au lieu d’une journée tranquille, nous avons vécu notre première tempête. On a vu ce que c’était de pagayer au soleil toute la journée, cuisson double face grâce à la réverbération, et maintenant, nous allons voir ce que c’est de pagayer sous la pluie et de faire face au vent durant toute la journée.

    Jusque là, notre plus grosse peur était que l’eau d’une averse s’infiltre dans nos sac de provision et nous fasse perdre notre nourriture, puis qu’éventuellement, en grande quantité, cela puisse déstabiliser le kayak. Au final, nos problèmes ne sont pas venus de la pluie mais du vent. Forcement, avec des kayaks, lorsqu’il est de front, il faut redoubler d’effort et en une journée au lieu de faire plus de 50 km, nous en faisons difficilement 30. L’autre des conséquence du vent, ce sont les vagues qui menacent à tout moment de renverser le kayak. En bref, une journée bien plus intense que d’habitude. [Suite…]

  • Paraguay, carnet de voyage – deuxième partie

    Rencontre avec le peuple de la rivière

    30/10/2014 à Bahia Negra

    Les préparatifs sont terminés.

    Nous avons complété nos réserves de nourriture et acheté une machette! Déjà deux problèmes se posent à nous. Le premier, celui de l’argent. Nous n’avons que peu de liquide et nos cartes de crédit ne nous sont absolument d’aucune utilité. Pour décrire la ville de Bahia Negra, rien de plus facile. Il suffit de s’imaginer une rue de terre, d’un côté la rivière, de l’autre des maisons. Donc bien sûr, pas de distributeur de billet et pas de lecteur de carte de crédit. Le deuxième problème est moins gênant mais risque de perdurer, il s’agit des moustiques. Le soir, ce n’est pas une attaque, c’est une invasion! Après 18h30, on fait face à un mur de moustique.

    Qui n’a jamais plongé la main dans la mer depuis un bateau et laissé l’eau courir à travers ses doigts? Bin là c’est pareil, sauf que la mer, c’est l’air et l’eau, les moustiques. [Suite…]

  • Lettre à un futur voyageur

    J’ai commencé à répondre à un ami qui m’avait demandé quelques conseils et points de vu afin de préparer son voyage. Je me suis dit qu’après environ 9 mois de voyage, cela serait intéressant de partager avec vous cette réponse. [Suite…]

  • Paraguay, carnet de voyage – première partie

    Rejoindre Bahia Negra

    10/10/2014 à Concepcion

    Il y a deux jours, après plusieurs semaines passées à La Paz, lassé par les empoisonnements alimentaires à répétition et par le froid quotidien qui s’insinue jusque sous les couvertures, il était temps pour moi de quitter la Bolivie et de partir pour le Paraguay. Le changement de climat s’est fait déjà apprécier en arrivant à Santa Cruz. La ville est singulièrement différente de La Paz. La première respire le dynamisme alors que la seconde étouffe sous sa pauvreté. Les visages paraissent aussi plus avenants, plus accueillants. Ici, on ne lutte pas toute la journée contre le froid.

    Après une journée de visite, j’ai donc pris un bus en direction d’Asunción, avec l’intention de m’arrêter en cours de route pour me rendre à Concepcion.

    Pour un trajet d’une journée, ce sont clairement les pires conditions que je n’ai jamais eu. Pour tous les longs voyages que j’ai pu faire, c’est à dire plus de 10 heures de transport, j’ai toujours eu des bus en bon état et récents, me permettant de dormir, et circulant sur des routes correctes. Dans le cas présent, j’ai eu un vieux bus tout pourri, avec des sièges ne s’allongeant pas, un mec qui vomit, une chaleur étouffante car la climatisation ne fonctionnait plus, le tout en circulant sur une piste de terre et en ayant toute la poussière rentrant par les fenêtres ouvertes ou non. Bref, un petit avant-gout d’aventure comme je l’aime. :)

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  • Chapada Diamantina

    La Perle de Bahia

    Voyager dans un autre pays, c’est aussi et surtout s’ouvrir à une nouvelle culture, l’apprendre. Apprendre, c’est s’adapter, c’est confronter ses habitudes et ses préjugés afin de mieux les défaire. Et lorsqu’on échoue, c’est  se heurter à un mur. Aux mieux, il refusera de bouger, au pire, il vous écrasera.
    A Chapada Diamantina, je me suis heurté à un mur. [Suite…]

  • Serra dos Orgãos

    Rencontre du troisième type

    Aujourd’hui, j’ignore pourquoi, mais je me sens pris d’une humeur statisticienne! Pour commencer, je veux vous donner mon avis sur ce qui en voyage fait le charme d’un endroit. Habituellement, c’est 50% pour les rencontres et 50% pour le lieu lui même. Concernant les rencontres, je les ai découpées en cinq catégories:

    • celles qui justifient votre départ. Si vous partez, c’est aussi ou surtout pour rencontrer, partager, discuter… Comme exemple, il y a cet étudiant colombien, en échange au Quebec et avec lequel vous aurez une discussion passionnante sur l’histoire et la gastronomie pendant les cinq heures de trajets qui vous séparent de votre prochaine étape. Comptez un bon 75% pour cette catégorie.
    • celles dont on se fout royalement. Il y a par exemple ce patron d’hostel qui semble n’avoir qu’une envie, vous voir partir… C’est bien 10% de la population.
    • celles dont on aimerait bien se passer. Je pense à cette nana, défoncée au crack, qui ressemble à ces zombies de walking dead et qui vient se servir à manger dans votre assiette. Pour être honnête, c’est moins de 1%.
    • celles qui n’arrive jamais. Comme le taxi que vous attendez depuis 30 min par exemple. Bin là c’est simple, c’est 0% des rencontres.
    • celles qui sont improbables. Ahhh, là c’est ma catégorie préférée. On y trouve par exemple ce malaisien de 60 kg qui s’amuse a attraper des grosses oies à main nue après deux verres de caïpirinha… C’est généralement avec ces gens que vous partagerez les meilleurs moments.

    Pourquoi je vous parle de ça? [Suite…]

  • Chapada dos Veadeiros

    Randonnée à la Brésilienne

    L’intérêt de ce type de voyage, c’est que ça vous amène directement au contact de la population locale. C’est précisément en sympathisant avec des Brésiliens que j’ai eu vent de l’existence du parc national Chapada Dos Veadeiros qui se trouve à trois heures de route au nord de Brasilia.
    Ce type de parc, c’est le genre d’endroit que vous ne trouvez pas dans le guide du routard, le genre d’endroit où le goudron n’est pas encore arrivé et où les cars remplis de touristes ne s’arrêtent pas.
    Pourtant, des touristes, il y en a! Car si le lieu n’est pas connu des étrangers, il l’est des brésiliens en revanches! Je n’ai pas croisé un seul autre étranger sur place :)

    Que faire à Chapada dos Veadeiros:

    Au programme, il y a ce que j’appelle de la randonnée à la Brésilienne, c’est à dire un mixte de marche et de baignade!
    Le parc est endroit magnifique. Sur place, vous pourrez profiter de points de vue à couper le souffle, de la fraîcheur des nombreuses cascades et du silence reposant en parcourant les sentiers du parc. Il y a de la caillasse partout, des coins un peu casse gueule, donc mieux vaut avoir une forme physique correcte et de bonnes chaussures pour les parcourir.

    J’y suis resté quatre jours, que j’ai réparti de manière assez équitable.

    1. Deux jours de fièvre, conséquence du froid polaire des bus brésiliens. Car si en apparence, leur hivers est plutôt doux, dans les bus c’est une autre histoire. Une fois à l’intérieur, dites au revoir au réchauffement climatique et bonjour à une nouvelle période glacière! Le chauffeur mets généralement la climatisation à fond et tout le monde est emmitouflé sous d’épaisses couvertures. Les bus sont les seuls endroits où je suis sûr d’avoir besoin d’un pull, d’une écharpe et de mon duvet! Après réflexion, je soupçonne les brésiliens d’avoir organisé tout ça pour le simple plaisir de mettre de temps en temps des vêtements d’hivers!
    2. Deux jours de randonnée dans le parc.

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  • Ilha Grande

    Un petit coin de Paradis

     

    Bon, pour commencer, je vais faire ce que j’ai toujours appris à l’école. Copier, mais en moins bien, histoire de ne pas se faire gauler par le prof.

    Je vais donc m’inspirer fortement du guide du routard pour vous expliquer en quelques mots ce qu’est Ilha Grande.

    Ilha GrandePremière surprise, c’est une île!
    Lorsque « Amerigo Vespucci » y a mis le pied pour la première fois, il se serait exclamer « Oh putain, même ici ils ont le wifi! Oh Dieu, s’il y a un paradis sur terre, il n’est pas loin d’ici ».
    Et franchement je lui donne raison. L’île a servi de prison pendant vingt-quatre ans. Vingt-quatre années pendant lesquelles l’île a été coupée du monde, sans habitant mis à part les prisonniers et leurs geôliers.
    La nature y est donc très présente.
    Enfin, top du top, pour préserver l’aspect naturel de l’île, il n’y a pas de voiture!
    C’est ce qui rend l’île si particulière, si calme.

    Pour ma part, je suis arrivé directement depuis Rio, en bus, en partant de  la gare « Rodoviaria Novo Rio ». Le quartier n’est pas tip-top. J’avais prévu d’y aller à pied depuis la station de métro la plus proche. Mais une fois arrivé sur place, les locaux m’ont fortement conseillés de prendre un bus pour me rendre à la gare, pour des raisons de sécurité. Les bus étant en grève, j’ai assez  galéré pour arriver jusqu’à la gare… [Suite…]

  • Préparer sa maison

    Remplir son sac

    Demain, c’est le grand départ. Je pars pour l’Amérique du Sud, à Rio de Janeiro, première étape d’un voyage qui durera au moins un an, me fera passer par les profondeurs de la forêt Amazonienne,  les rues désertes de Pékin et la fournaise du désert de Gobi.

    Du moins, je l’espère…

    La veille du départ, théoriquement, tout est prêt. Il ne me reste plus qu’une ultime étape, remplir mon sac.

    tortue_geniale

    Ce sac, c’est ma maison pour les mois avenirs. A l’image d’une carapace, si je cherche d’avantage la sécurité et le confort, il sera lourd et par conséquent, me ralentira. Et à l’inverse, pour voyager léger et me déplacer plus facilement, il faudra que je me passe de certaines choses.

    Autant dire que j’ai pas mal réfléchi au choix des vêtements et des appareils électroniques que j’allais prendre, à ce dont j’avais besoin dans l’immédiat et ce que je pourrais m’acheter sur place. [Suite…]