Paraguay, carnet de voyage – première partie

Rejoindre Bahia Negra

10/10/2014 à Concepcion

Il y a deux jours, après plusieurs semaines passées à La Paz, lassé par les empoisonnements alimentaires à répétition et par le froid quotidien qui s’insinue jusque sous les couvertures, il était temps pour moi de quitter la Bolivie et de partir pour le Paraguay. Le changement de climat s’est fait déjà apprécier en arrivant à Santa Cruz. La ville est singulièrement différente de La Paz. La première respire le dynamisme alors que la seconde étouffe sous sa pauvreté. Les visages paraissent aussi plus avenants, plus accueillants. Ici, on ne lutte pas toute la journée contre le froid.

Après une journée de visite, j’ai donc pris un bus en direction d’Asunción, avec l’intention de m’arrêter en cours de route pour me rendre à Concepcion.

Pour un trajet d’une journée, ce sont clairement les pires conditions que je n’ai jamais eu. Pour tous les longs voyages que j’ai pu faire, c’est à dire plus de 10 heures de transport, j’ai toujours eu des bus en bon état et récents, me permettant de dormir, et circulant sur des routes correctes. Dans le cas présent, j’ai eu un vieux bus tout pourri, avec des sièges ne s’allongeant pas, un mec qui vomit, une chaleur étouffante car la climatisation ne fonctionnait plus, le tout en circulant sur une piste de terre et en ayant toute la poussière rentrant par les fenêtres ouvertes ou non. Bref, un petit avant-gout d’aventure comme je l’aime. :)

J’ai pu aussi (ré)apprécier le système bolivien de gestion des déchets qui a l’avantage d’être à la fois simple et efficace:

  • Premièrement, un cas d’école pour savoir comment agir personnellement.
    On tient un morceau de plastique dans la main droite, de la main gauche on ouvre la fenêtre, puis on passe la main droite hors du bus, on l’ouvre, le plastique s’envole vers de nouveaux cieux, on ramène sa main droite dans le bus, on referme la fenêtre de la main gauche, ou si l’on préfère, de la main droite qui est alors libéré de l’encombrant fardeau qui viendra rejoindre ses petits copains afin de décorer les bords de route.
  • Deuxièmement, bien plus avancé, le cas collectif.
    Après le repas distribué dans le bus, l’un des employés récolte les déchets dans un grand sac poubelle, puis ouvre une fenêtre bus, y glisse le tout et referme la fenêtre. Et comme ça, tout le monde est content.

Cela prouve encore que les notions d’écologie, au même titre que les notions d’hygiène, ne sont en rien des valeurs innées. En premier lieu, elles viennent de l’éducation, qui malheureusement fait défaut en Bolivie. A cela s’ajoute et se mélange une pauvreté écrasante pour une grande partie du pays. Cela se voit dans les villes, mais aussi dans les campagnes. Il n’est pas rare lorsqu’on longe les chemins incas d’y rencontrer des personnes vivants dans des conditions de vie moyenâgeuses et dont les enfants doivent faire 4 heures de marche avant d’atteindre l’école.
Certes, il est tentant de penser que dernière tout cela, il en sort de positif que les traditions perdurent et que la Bolivie garde aujourd’hui une identité intacte loin du capitalisme et du consumérisme. Pour autant, comment souhaiter au peuple Bolivien de ne pas évoluer, de ne pas accéder à une condition de vie meilleure et de ne pas offrir un futur plus ensoleiller au prochaines générations?

Enfin, j’ai aussi eu un rapide aperçu de l’exactitude de la frontière entre la Bolivie et le Paraguay.

  • Première étape, quitter la Bolivie.
    Le bus arrive au niveau d’une maison, tout le monde descend, la douane Bolivienne vérifie que tout est en ordre et met son tampon de sortie sur le passeport, tout le monde remonte, le bus repart.
  • Deuxième étape, se faire contrôler.
    Après 6 heures de route, toujours au milieu de nul part, une maison apparaît ainsi qu’une sorte d’hangar sans cloison. Le bus s’y arrête, tout le monde descend, récupère son sac en soute. On place tous les sac en ligne, des chiens les reniflent puis des policiers les fouillent. Une fois fini, tout le monde remet ses bagages dans le bus, reprend sa place, et c’est reparti!
  • Troisième étape, entrer au Paraguay.
    Enfin, quelques heures plus tard, nous arrivons à ce qui correspond à la frontière paraguayenne, mais qui se trouve en vérité assez avancé dans le pays. C’est la qu’on fait son entrée officielle au Paraguay. Et pour changer, tout le monde sort du bus, se refait tamponner, retourne à sa place, et on repart pour un tour!

Lors de ce passage, deux problèmes me sont venus à l’esprit:

  • Pourquoi la frontière se passe en deux étapes distinctes, séparées de plus de cent kilomètre?
  • Pourquoi d’après mon passeport suis-je parti le 10 de Bolivie et entré le 01 au Paraguay?

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Finalement, après une journée de bus dans la poussière des pistes de terre, je suis donc descendu à Pozo Colorado. J’espérai y trouver un village, j’y ai trouvé un carrefour (pas le magasin hein 😉 ). Certes, un carrefour avec un pompe à essence, mais autant dire que mes espoirs de trouver un distributeur se sont envolés en un instant. Me voilà donc au milieu de la pampa paraguayenne, sans le sou puisque j’avais calculé mes dernières dépenses de manière à ne plus avoir de bolivianos après l’achat de mon ticket de transport et attendant un bus que je ne pourrais payer.
C’est là que je me suis souvenu qu’une fois, en cherchant de l’argent, j’avais aperçu puis rangé un vieux billet de 50 reals que j’avais oublié de changer en partant du Brésil. Je fouille tout mon sac, le retrouve, et pars à la recherche d’une âme charitable (ou pas) voulant bien changer quelques reals pour des guaranis. On m’indique le magasin de la pompe à essence, j’y vais, un vendeur accepte de faire un échange, mon arrivée au Paraguay viens de passer de l’état d’échec à celui de succès.

Le deuxième bus passe au couché de soleil. J’arrive à Concepcion de nuit, prends une moto taxi jusqu’au centre ville, y retire de l’argent et passe la nuit dans un hôtel quelconque.

Il ne reste plus qu’à attendre Ben pour commencer l’aventure.

14/10/2014 à Pôrto Murtinho

Ben est arrivé.

On dirait que ses premiers jours ont été plutôt étranges depuis qu’il a quitté La Paz et l’hostel où nous avons travaillé. Pour faire un résumé condensé, il a rencontré un magicien et été pris en stop par le précédant président du Paraguay. Normal.

Nous avons commencé à nous documenter pour organiser notre visite du Paraguay et on dirait bien qu’il va falloir improviser notre tour du pays. Aucune info n’est trouvable sur internet concernant les points d’intérêts, monuments ou villages à visiter. Le guide touristique de Ben ne nous est pas plus utile. Il s’adresse principalement aux jésuites et propose de faire le tour des communautés anciennes ou récentes éparpillées dans tout le pays ainsi que des monuments qui leurs sont consacrés.

La seule idée que Ben a, c’est de remonter le fleuve Paraguay grâce à une navette qui passe toutes les semaines. Le Nord, d’après ses informations, est considéré comme plus sauvage et offre la possibilité de voir des jaguars et autres animaux exotiques! Bonne idée non? Sauf qu’il y a un hic. Le hic, c’est que le bateau supposé faire la navette est en réparation. On décide alors de continuer en bus.

Arrivés à Puerto Valle-mi, nous posons les bagages dans un hôtel et allons discuter avec les habitants, dans un restaurant café prêt du fleuve.

C’est à ce moment que m’est venu une idée. En observant le fleuve, le courant, la rapidité des plantes qui y flottaient, j’ai pensé:

Et si on s’achetait une barque pour descendre le fleuve du nord au sud?

Sauf que je l’ait dit en anglais.

De là, trois grandes étapes nous attendent:

  1. Trouver et acheter une embarcation.
  2. Amener cette embarcation au point de départ,c ‘est à dire quelque part au Nord du Paraguay.
  3. Descendre le fleuve, sans guide, potentiellement sans carte mais avec la joie et la bonne humeur qui nous caractérisent.

Rapidement, nous nous sommes mis d’accord pour acheter un kayak ou une barque de pécheur. Pour cela, les habitants nous ont conseillés, avec l’assurance habituelle d’Amérique du sud, de partir pour Pôrto Murtinho, plus au nord sur le fleuve, le bus partant dans une heure. Rapide retour à l’hôtel, on récupère toutes nos affaires, et on attend le bus.

Pour ce qui est de la suite, ça a été ma plus grosse surprise du voyage. Car il y a un petit détail que les habitants ont omis de nous transmettre concernant Pôrto Murtinho.

Après deux heures de trajet, le bus s’arrête dans un coin perdu, au niveau du fleuve. Là, il n’y a plus de route. On attend donc une petite embarcation pour nous amener sur l’autre rive où se trouve des bâtiments. Sachant que le fleuve fait la frontière avec le Brésil, je me dis que ce voyage commence à prendre une tournure inattendue. On traverse le fleuve, de l’autre côté un militaire nous demande nos passeports, écrit nos noms dans un cahier et nous les rend.

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Je viens de retourner au Brésil…
Me voilà plier en deux pour le reste de la journée, j’ai pas de visa et je viens de traverser la frontière malgré moi. Pour deux raisons différentes, Ben et moi sommes dans la même situation. Pour le Brésil, les australiens doivent faire des démarches pour obtenir un permis de séjour touristique. Ce que Ben n’a pas fait, ne pensant pas aller au Brésil. Me concernant, je ne suis autorisé à entrer au Brésil qu’après trois mois passés hors du pays. Ce qui n’était pas mon cas…

Arrivés à Pôrto Murthinho, la température avoisine toujours les 40°C malgré la fin de journée, nous en profitons pour faire une petite baignade rafraichissante dans la rivière.

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15/10/2014 à Pôrto Murtinho

C’est notre deuxième jour à Pôrto Murtinho.

En peaufinant notre projet, nous avons décidé qu’il serait préférable de trouver un kayak. Plus facile à transporter et à manœuvrer, et surtout bien moins cher qu’une barque en aluminium (environ 2000 USD).

Après une demi journée de recherche, il semble que la moitié de la ville soit au courant de notre prospection. De retour à l’hôtel, un 4*4 s’est arrêté à l’entrée, un enfant en est sorti et nous a annoncé qu’il possédait un kayak, première victoire!
Le kayak était chez lui, sur l’île de Margarita, en face du port de Pôrto Murtinho. Nous avons donc traversé le fleuve en barque pour voir la bête.

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Au final, nous avons refusé l’offre pour trois raisons:

  1. Le kayak nécessite d’importantes réparations, il a une grosse fissure sur la partie basse, à la jonction.
  2. La place est un peu limitée pour deux personnes, deux gros sacs à dos, mon petit sac à dos et la nourriture.
  3. Le prix nous parait élevé, 300$.

Dommage, car à part cela, il s’agissait d’un kayak de bonne qualité, en fibre donc léger et résistant.

Suite à un nouveau conseil des locaux, nous décidons de partir ce soir pour Bonito, au Brésil. D’après les personnes avec qui nous avons discuté, il n’y a pas de doute sur la possibilité d’y trouver ce que nous cherchons. Concernant Bonito, il s’agit d’une ville touristique, spécialisée dans les animations aquatiques. Je me dis aussi que nous avons pas mal de chance d’y trouver ce kayak.
Mais plus que pour le kayak, si je souhaite y aller, c’est pour une toute autre raison. Il y a 2 mois, j’étais à Bonito! Cela fait parti des villes que j’ai eu l’occasion de visiter lors de mon voyage au Brésil. Et plus que visiter, puisque j’y ai travaillé en cuisine!

C’est donc avec grand plaisir que j’y retourne, pour voir mes amis. En particulier Tie, le réceptionniste de l’hostel qui m’avait hébergé pendant  plus d’une semaine et mis en contact avec son ami propriétaire du restaurant où j’avais travaillé.

16/10/2014 à Bonito

Me revoilà à Bonito.

Je suis partagé entre deux sentiments, le bonheur de revoir mes amis et la frustration du voyageur de retourner deux fois au même endroit. Il faut bien l’avouer, Bonito, une fois qu’on y a passé trois jours, on a vu la majorité de ce qu’il y a à voir.

La première rencontre est coup de chance. Comme je n’ai plus le numéro de Tie et pas accès à internet, je décide d’aller voir mon ancien patron pour glaner quelques infos. Par hasard, il s’avère qu’il connait quelqu’un intéressé pour vendre un kayak. Il l’appelle, le kayak est dispo!

22/10/2014 à Pedro Juan Caballero

Le prix proposé pour le kayak de Bonito est un peu élevé et le choix limité pour ne pas dire inexistant. Nous décidons donc sur les conseils de locaux d’aller à Pedro Juan Cabellero, ville frontalière entre le Brésil et le Paraguay. Cette fois c’est sûr, on y trouvera nos kayak ;).

26/10/2014 à Pôrto Murtinho

Nous sommes prêt à partir.

Hier, nous avons acheté nos embarcations. Notre choix final s’est porté sur deux kayaks Challenger K2, gonflables et deux-places. Nous les avons choisi gonflables, pour le prix (150$) et pour la facilité de transport. Quant au nombre et à la taille, nous avons pris deux kayaks deux-places pour l’espace supplémentaire nécessaire pour nos sacs et aussi pour nous donner à chacun une plus grande liberté de mouvement. A deux sur le même kayak, on augmenterait le risque de tension entre Ben et moi.

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En plus des kayaks, nous avons aussi pris deux gilets de sauvetage, deux cannes à pêche et de la nourriture de randonnée que nous pensons ne pas trouver plus tard.

Chargés comme des mules avec plus de 25 kg d’équipement, nous entamons donc la deuxième partie de notre périple, rejoindre le nord du Paraguay, aller à Bahia Negra.

Et ce périple a commencé par une journée de la chance. Pour qu’il y ait de la chance, il fallait avant tout une bonne dose de malchance. Voici ce qui s’est passé.

Hier, nous avions un plan.
L’idée était simple, refaire le trajet inverse pour retourner à Pôrto Murtinho. On devait partir de Pedro Juan Caballero pour arriver à Jardim au Brésil, puis prendre un deuxième bus de jardim à Porto Murtinho.

Le seul bus partant pour Jardim est à 6h du matin. Heureusement, la veille, un paraguayen rencontré en soirée nous a proposé de nous amener au terminal de bus. Quelle chance non? Bizarrement, je le sentais pas trop…
Le rendez vous est fixé à 5h30 devant la porte, on attend, personne ne vient.

A partir de ce moment, on est passé en mode improvisation. Rapidement, on forme deux équipes.

L’équipe une, Ben, continue d’attendre avec toutes les affaires au cas où la personne viendrait, et surtout, finit de dessaouler…

L’équipe deux, moi, part en centre ville chercher un taxi. Comme toutes les villes frontalières du Paraguay, Pedro Juan Cabellero n’est pas principalement connue et reconnue pour la sécurité de ses rues à toute heure du jour et de la nuit. C’est donc les sens en alerte que je parcours les rues presque vides du entre ville, rencontrant ici ou là quelques fêtards sur le chemin du retour.
5h50, toujours pas de taxi. Je me dis qu’il est trop tard pour espérer d’arriver à l’heure au terminal, je retourne voir Ben.

C’est en rebroussant chemin qu’une voiture sortant de nul part me klaxonne et s’arrête. On va pas se mentir, sur le moment, je ne me suis pas spécialement senti en sécurité. J’étais seul, ils étaient cinq. Rapidement, je me rends compte qu’il y a une fille dans le groupe et qu’il ne s’agit que de fêtards pas spécialement pressés de rentrer chez eux. Surtout, je me suis rendu compte que le passager, un brin efféminé, avait flashé sur moi. Ils insistent pour que je rentre dans la voiture et les rejoigne pour un after. Je rejette leur offre, leurs dis merci et continue de marcher. Ils s’en vont. 2 min plus tard, les revoilà, un passager en moins! Le passager recommence son baratin, je comprends pas tout, mais je me dis qu’au pire, ils me ramèneront à Ben! Je décide donc de monter, voilà mon premier coup de chance de la matinée!

Retour au point de départ, il est 6h, je vois Ben, on discute avec les gens de la voiture qui nous proposent de nous amener à la gare des bus (qui est assez loin au passage). On se dit que c’est toujours mieux que d’attendre une journée de plus le bus pour Jardim et qu’on trouvera un moyen d’improviser quelque chose! Nous voilà donc un peu tassés dans une voiture citadine, avec 6 passagers, nos sacs de voyages et nos deux kayaks! Deuxième coup de chance donc, nous voilà parti pour le terminal!

Sur la route, on croise le bus qui devait nous amener, le chauffeur de la voiture fait demi tour, le double pendant que le passager assis sur le rebord de la fenêtre parle au conducteur du bus. 100 m plus loin, le bus s’arrête, on décharge toutes les affaires en un temps record, on place les bagages en soute, on monte dans le bus, troisième coup de chance!

Arrivé dans le bus, pas de reals. Pas de problème, non? On est à la frontière entre le Brésil et le Paraguay, tout est payable en reals (Brésil) ou en guarani (Paraguay).
Tout? Oui, tout, sauf le bus. Vu que c’est un bus Brésilien pour un trajet Brésilien, il nous faut de l’argent Brésilien. Arghhhhhhhh!
Quelques minutes après nous avoir annoncé cela, le conducteur s’arrête pour prendre d’autre passager, je sors, pas de banque.
Finalement, je trouve quelqu’un pour échanger des guaranis contre des reals, quatrième coup de chance.

Le trajet est sauf!!! Enfin presque.
Après 2h de bus, je me fais contrôler. Le problème? Je suis au Brésil sans visa. Je joue le touriste idiot qui comprend rien à rien et lance quelques « no entiendo ». Rien à faire, le militaire insiste, j’abandonne. Le militaire prend mon passeport, regarde la partie sur mon identité, n’arrive pas à tourner les pages, perd patience, me rend le passeport, cinquième coup de chance.

La suite du trajet est plus calme, nous arrivons finalement à Pôrto Murtinho enfin de journée.

29/10/2014: Bahia Negra

Dernier jour de transport avant le kayak! Nous sommes parti de Carmelo Peralta où nous sommes arrivés hier pour rejoindre Bahia Negra.

Le trajet s’est fait en deux étapes, la première de Carmelo à 65 et la deuxième de 65 à Bahia Negra. 65 doit son nom à un système de nommage assez basique et flou. Il s’agit en fait de nommer un endroit en fonction de la distance d’où l’on est. Dans le cas présent, 65 et un carrefour de deux routes. La route qui part de Camerlo qui part vers l’ouest afin de rejoindre une route qui traverse le pays du nord au sud. Ce carrefour étant à 65 km de Camerlo. Ma question est la suivante, comment appelle-t-on cet endroit si on est ailleurs qu’à Camerlo?
Pour rejoindre cet endroit, il faut donc prendre une moto-cargo. Cependant, on a vite compris que la police avait la main mise sur les motos taxis et donc que les prix étaient assez élevés…
Nous avons donc choisi de se lever 5h30 afin d’essayer de faire du stop, sans trop se faire remarquer par la police.
Résultat, on finit par prendre une moto cargo jusqu’à 65, après 2-3h de stop sans succès.

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On arrive en retard pour le bus qui passe deux fois par semaines, il va falloir improviser, le prochain bus est dans deux jours…
Finalement, une jeep nous prend en stop et nous dépose à mi-chemin de notre destination finale.
Puis on finit le trajet dans un camion, avec le chargement, du sable pour des constructions bolivienne. Le camion est particulièrement lent. De plus, une forte pluie commence, le chemin de terre devient impraticable, il faut attendre une heure avant de reprendre la route. Puis deux heures plus tard, un pneu crevé, il faut changer la roue…

Finalement, on arrive en début de soirée à Bahia Negra et impatient de commencer le kayak :)

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